Actuel

Thérapie – 1 décembre 2016

VIH Glasgow 2016: Traitement anti-VIH – quelles suites?

Le traitement combiné anti-VIH est un modèle de réussite, ce que l’on ne saurait assez souligner. Il est efficace, bien toléré, facile à prendre et accessible, en Europe de l’Ouest, à tous les patients à un coût raisonnable. L’espérance de vie des patients VIH est presque la même que celle des sujets sains. Ce traitement est de plus, pour tous, un instrument de prévention très efficace. À ce niveau de résultat très élevé, des améliorations sont-elles encore possibles? Roy Gulick du Weill Cornell Medical College de New York s’est posé la question: le niveau de réussite est très élevé, et le mieux est l’ennemi du bien. S’agit-il de 29 ou 30 médicaments autorisés, dans 5 ou 6 classes fonctionnelles? On cite les deux chiffres et tous deux sont justes. En Europe, ...
Thérapie – 1 décembre 2016

VIH Glasgow 2016: prophylaxie pré-exposition (PrEP)

Les discussions sur la PrEP ont été l’un des thèmes majeurs de la conférence de Glasgow, fin octobre 2016. D’une part parce que la thématique est discutée dans beaucoup de pays européens, d’autre part parce qu’en Angleterre, l’accès à la PrEP et la prise en charge des coûts restent toujours sans solution. La Norvège a créé la surprise: le ministère de la santé annonçait le 20 octobre que l’accès à la PrEP serait désormais gratuit à travers le système national de santé publique. La Norvège est ainsi, après la France, le deuxième pays en Europe donnant accès à la PrEP, et le premier pays au monde à proposer gratuitement le comprimé préventif. Ce n’est qu’après la conférence qu’on a appris que le NHS, en Angleterre, a été débouté en appel. Les juges ont estimé ...
Thérapie – 1 décembre 2016

VIH Glasgow 2016: la question des coûts thérapeutique

Les coûts thérapeutiques ne sont généralement pas un thème abordé en congrès scientifique. La raison en est simple: le corps médical s’occupe d’un diagnostic correct et d’un traitement approprié. Le prix fait quant à lui l’objet de négociations entre les autorités de santé publique et l’industrie, de manière le plus souvent ultra confidentielle. Les grandes difficultés, partout en Europe, liées à la prise en charge des coûts des nouveaux traitements contre l’hépatite C ont permis de sensibiliser les médecins et les autorités de régulation des différents pays. Andrew Hill, du Chelsea Westminster Hospital à Londres, a fait sur le sujet une passionnante conférence à l’ouverture du congrès. Le titre «Traitements du cancer, du VIH et de l’hépatite virale en Europe ...
Études – 25 août 2017

Nouvelles données de l’étude suisse de cohorte VIH - il existe un lien entre altération des fonctions cognitives liées au VIH et adhésion insuffisante au traitement

Déficits d’attention, allongement du temps nécessaire à assimiler les informations, dégradation des compétences linguistiques, pertes de mémoire – voilà quelques symptômes des troubles cognitifs des patients concernés. Nombre de symptômes surviennent généralement avec l’âge. Chez certains patients porteurs du VIH, ces effets apparaissent particulièrement tôt et beaucoup craignent ce type de complications. Les chercheurs de la SHCS ont étudié la question en détail. L’altération des fonctions cognitives peut avoir de multiples sources. L’infection au VIH elle-même peut jouer un rôle. Mais il peut aussi exister d’autres causes chez les porteurs du VIH: la consommation de drogue ou ...
Études – 13 juin 2017

Nouvelles données de l’étude suisse de cohorte VIH - Une espérance de vie quasi normale pour les personnes séropositives (SHCS & ART-CC)1

Une personne de 20 ans qui débute aujourd’hui un traitement anti-VIH vit quelques 10 années de plus qu’il y a vingt ans. L’espérance de vie d’un patient ayant commencé une thérapie depuis 2008 et atteint une faible charge virale au bout d’un an est, à environ 78 ans, presque aussi élevée que celle d’une personne séronégative. L’un des facteurs déterminants pour permettre aux personnes séropositives de bénéficier d’une longue vie en bonne santé est la mise en place précoce d’un traitement. Mais d’autres éléments interviennent dans le succès d’une thérapie antirétrovirale:
Études – 13 juin 2017

Nouvelles données de l’étude suisse de cohorte VIH - Enquête Grindr: en Suisse, les gays utilisent déjà la PrEP - souvent sans suivi médical

Les gays ont aujourd’hui en Suisse une bien meilleure connaissance de la prophylaxie pré-exposition PrEP. C’est une bonne chose. Le problème: plus d’un cinquième des répondants à une rapide enquête effectuée via l’App de rencontre Grindr utilisent la PrEP sans accompagnement médical1. La dynamique de cette innovation a de toute évidence été très sous-estimée. En Suisse, les utilisateurs de Grindr ont sans doute remarqué l’enquête sur la PrEP effectuée en janvier 2017. Elle a eu un écho inattendu: près de 2'500 hommes ont répondu à l’enquête en à peine 3 semaines. Une enquête d’acceptation menée auparavant ...
Études – 1 octobre 2016

Nouvelles données de l’étude suisse de cohorte VIH – L’Abacavir augmente-t-il le risque d’infarctus du myocarde? 1

La ‚Data Collection on Adverse Events‘ – ou collecte d’informations sur les incidents – dans l’étude sur les médicaments anti-VIH (D:A:D) est une collaboration entre 11 études de cohorte européennes, américaines et australiennes réunissant 49'000 patients séropositifs. L’étude suisse de cohorte VIH collabore depuis longtemps déjà à l’étude D:A:D. L’étude D:A:D présentait pour la première fois en mars 2008 des données indiquant que l’utilisation d’Abacavir générait une augmentation du risque d’infarctus du myocarde de près de 90% - une découverte qui effrayait de nombreux patients. Les autorités américaines, la FDA, adaptait les informations patients contrairement aux autorités européennes, l’EMA, qui elle, se refusait à le faire – les données ne semblant pas suffisamment ...
Études – 1 octobre 2016

Nouvelles données de l’étude suisse de cohorte VIH - Un foie séropositif prolonge la vie d’une personne vivant avec le VIH

Dans la majorité des pays, le don d’organe n’est pas ouvert aux personnes séropositives. La législation a été modifiée en Suisse en 2007. Pour la première fois à Genève, il a été transplanté à un patient séropositif le foie d’un donneur lui aussi séropositif. Donneur et receveur étaient sous traitement depuis plusieurs années et tous deux présentaient des résistances multiples, documentées mais contrôlées. Cinq mois après l’intervention, le receveur se porte bien. Le don d’organe entre personnes séropositives est donc possible.  Le don d’organe de personnes séropositives est interdit dans la plupart des pays du fait des nombreuses inquiétudes qu’il suscite. Aux USA seuls, cette interdiction implique la perte annuelle d’environ 350 dons d’organes. Les ...